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Sécurité humaine, sciences et technologie

Compte rendu du Colloque international
organisé à Laxenburg (Autriche), le 10 octobre 2001

Conclusions et recommandations

Organisé par :

La Mission permanente du Chili auprès des organisations internationales à Vienne

Parrainé par :

Le ministère fédéral des Affaires étrangères (Autriche)
Le Bureau des Nations Unies à Vienne
L'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI)
L'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA)

Introduction

Otmar Höll, Institut autrichien des affaires internationales

Le colloque a été organisé par la Mission permanente du Chili auprès des organisations internationales à Vienne et parrainé par le ministère des Affaires étrangères autrichien, le Bureau des Nations Unies à Vienne, l'ONUDI et l'IIASA. Il a eu lieu dans les locaux de l'IIASA à Laxenburg, près de Vienne, la capitale autrichienne.

Le Chili préside le Réseau de la sécurité humaine, fondé en 1999 à Bergen (Norvège). Le Réseau, qui se réunit deux fois par an au niveau des ministères des Affaires étrangères, offre une tribune interrégionale où l'on examine diverses questions relatives à la sécurité humaine et où l'on élabore des politiques communes.

À l'ouverture du colloque, à la réunion du premier groupe d'experts, l'ambassadeur du Chili, M. Raimundo Gonzalez; la ministre des Affaires étrangères autrichien, le Dr Benita Ferrero-Waldner; le directeur général du Bureau des Nations Unies à Vienne, M. Pino Arlacchi; le directeur intérimaire de l'IIASA, M. Arne Jernelov; le directeur général de l'ONUDI, M. Carlos Magariños; et le major-général Muhammad Shiyyab, qui représentait le président du Club de Rome, SAR le Prince Le Hassan, ont souhaité la bienvenue aux participants et exprimé leur profond attachement au mandat du Réseau, qui est d'améliorer la sécurité humaine dans le monde.

Les intervenants ont souligné, entre autres, qu'en cette époque de mondialisation où de grands déséquilibres persistent entre les pays et les sociétés, les sciences et la technologie peuvent avoir une incidence considérable sur la sécurité humaine et contribuer de manière générale à la renforcer individuellement et collectivement. Cependant, il est arrivé dans le passé que l'on fasse mauvais usage des sciences et de la technologie, et que des techniques de protection soient transformées en armes ou utilisées à des fins militaires et mises au service de destructions massives. Il incombe tout particulièrement à la communauté internationale, et il est dans l'intérêt général, de trouver des réponses aux nouveaux défis du XXIe siècle et de renforcer l'ordre public ainsi que la paix et la sécurité dans un monde très fragile. Ce faisant, il faut améliorer l'éducation en matière de droits de la personne et les sciences sociales - souvent négligées dans un paysage scientifique compartimenté - ainsi que l'utilisation de connaissances scientifiques et techniques pour le bien de toutes les parties intéressées dans les pays du Sud et du Nord.

Débat de fond du groupe d'experts

Premier groupe : « Le concept de sécurité humaine »

Dans ses observations préliminaires, l'ambassadeur Raimundo González a insisté sur le fait que les sciences et la technologie jouent un rôle essentiel dans la sécurité humaine en ceci qu'elles aident à faire face aux catastrophes naturelles, et qu'elles doivent être mises encore plus à contribution dans la lutte contre l'injustice et la pauvreté.

Le secrétaire d'État slovène, M. Ignac Golob, a attiré l'attention sur le fait que la liste des menaces s'allonge aujourd'hui et que même de simples personnes sont souvent visées. La dignité humaine, la prospérité et le développement doivent être intégrés dans un concept général de sécurité humaine. Le Réseau de la sécurité humaine devrait être l'initiateur d'idées novatrices et, en même temps, être plus pragmatique et, par conséquent, se faire mieux connaître du public international.

Dans son intervention, le chef du service de l'ONU du ministère des Affaires étrangères autrichien, M. Walter Lichem, a déclaré que les États doivent offrir dans leurs politiques les bonnes réponses à des sociétés civiles plus exigeantes. Il a souligné, entre autres, les relations qui existent entre la sécurité humaine, le développement humain et les droits de la personne, et rappelé que le partenariat entre les sociétés civiles et la diplomatie internationale doit être renforcé. En plus des éléments fondamentaux déjà inscrits dans la Charte de l'ONU qu'il faut réunir pour instaurer un monde de paix, en plus d'être « libérés de la terreur et de la misère », et du droit des générations futures d'hériter d'un milieu naturel sain, comme le déclare Kofie Anan, neuf grandes catégories entrent dans le concept de sécurité humaine; à savoir : l'économie, les finances, l'alimentation, les soins de santé, l'environnement, les aspects personnels (y compris la problématique homme-femme), la collectivité et la sécurité politique. La stratégie de « gouvernance mondiale » proposée par les Nations Unies peut fonctionner et aider à atteindre ces objectifs, mais, a-t-il souligné, à l'heure actuelle, aucune stratégie n'impose en pratique la « gouvernance mondiale ». Il a donc conclu que nous devons trouver des stratégies dynamiques pour mettre en place des structures de gouvernance mondiale au niveau des institutions.

M. Walter Dorn, du ministère de la Défense nationale canadien, a repris ces idées et expliqué que, dans son concept de la sécurité humaine, le Canada fait la distinction entre sept principales catégories qui ne sont pas sans rappeler celles mentionnées ci-dessus. Il a également expliqué qu'il est nécessaire de trouver de meilleurs moyens de combiner les aspects techniques et humains des sciences et de la technologie, car les sciences et la technologie ne doivent pas oublier les conséquences humaines. Puis il a demandé comment on pourrait utiliser les sciences au mieux pour qu'elles contribuent à de meilleures stratégies de gestion des crises et des conflits et, plus particulièrement, à la prévention de conflits violents. Il faudrait intervenir rapidement en cas de conflit, et la technologie contribue déjà à l'alerte rapide ainsi qu'à la consolidation et au maintien de la paix. Cependant, a-t-il ajouté, les groupes de l'ONU sont encore sous-équipés, notamment sur le plan technologique. En conclusion, il a rappelé que le progrès technique doit être suivi de progrès dans les sciences humaines.

Deuxième groupe : « Sciences et technologie : leur contribution à la sécurité humaine »

Lord Selborne, qui représentait la Commission mondiale d'éthique des connaissances scientifiques et des technologies, s'est exprimé le premier. Citant Albert Einstein, il a déclaré que, dans un monde vraiment civilisé, tout un chacun devrait avoir au moins la chance de participer aux sciences et à la technologie. Cependant, a-t-il ajouté, nous avons laissé les populations du tiers monde loin derrière, ce qui fait que beaucoup, dans les pays du Sud, n'ont pas accès à des aliments ou à de l'eau douce en quantité suffisante. De plus, dans les sociétés industrialisées, il arrive souvent que les populations locales et les personnes concernées ne participent pas à la recherche de solutions aux problèmes, ce qui explique l'échec fréquent des stratégies retenues. Lord Selborne a donc proposé de recourir davantage à des stratégies ascendantes et à des mesures reposant sur de « meilleures pratiques ».

Le recteur de l'Université technologique de Vienne, M. Peter Skalicky, a ensuite déclaré que les sciences et la technologie peuvent apporter des réponses à tous et à quantité de risques et problèmes de notre monde moderne. Les menaces et risques des sociétés modernes ne disparaîtront pas, mais grâce à la science, ils seront mieux calculés que jamais auparavant. M. Skalicky a ajouté qu'il constate avec regret que les sociétés modernes préféreraient ne prendre aucun risque, bien que les sciences et la technologie modernes aient manifestement renforcé la sécurité de tous et augmenté l'espérance de vie moyenne des habitants de la planète, par exemple. Cependant, comme d'autres intervenants, il a également rappelé que d'aucuns, et tout particulièrement les politiques dans leurs décisions, peuvent utiliser à mauvais escient les résultats de travaux scientifiques et technologiques, et qu'ils l'ont déjà fait.

M. Vittorio Canuto, du Département de physique et de mathématiques appliquées de l'Université Columbia, a montré, au travers de trois exemples, en quoi la haute technologie et les connaissances scientifiques mises à contribution pour renforcer la sécurité et atténuer les risques peuvent donner des résultats ambivalents voire contradictoires. Prenant donc pour exemple les activités spatiales, la défense spatiale et le réchauffement de la planète, il a souligné de manière convaincante l'écart entre les progrès technologiques et le primitivisme moral des sociétés modernes, et insisté sur le fait qu'il faudrait combler rapidement cet écart. Ainsi, il a fait remarquer que, plus on dépense d'argent dans des programmes de satellite pour renforcer la sécurité nationale en militarisant l'espace, moins la société est sûre et plus elle devient fragile à cause du risque accru de paralysie venue d'en haut. Il en va de même des investissements croissants dans les systèmes de missiles antimissiles balistiques et de l'abandon du Traité ABM de 1972. D'un point de vue technique aussi bien que politique, ces options risquent de créer plus de problèmes que de solutions. En revanche, ne pas réagir au réchauffement de la planète équivaudrait à mettre en danger des régions et des populations entières, davantage dans les pays du Sud que dans ceux du Nord industrialisés, et à creuser le fossé qui sépare les sociétés pauvres des sociétés riches.

Troisième groupe : « La politique scientifique et technologie nécessaire pour garantir la sécurité humaine »

Le directeur général du ministère des Transports, de l'Innovation et de la Technologie autrichien, M. Norbert Rozsenich, a insisté dans son intervention sur le fait que la sécurité humaine est universelle et qu'elle serait mieux servie par des stratégies préventives. L'utilisation des sciences et de la technologie devrait toujours être axée sur les personnes. Selon lui, la population, les inégalités, l'environnement et la pauvreté, qui sont étroitement liés, sont les principaux facteurs de la sécurité humaine. La population mondiale se rapprochant de plus en plus, les sciences doivent renforcer les formes de recherche inter et transdisciplinaires. La durabilité et toutes les questions relatives à l'environnement et à la croissance démographique revêtent une importance capitale dans la sécurité humaine.

M. Enrique D'Etigny, conseiller scientifique au ministère des Affaires étrangères chilien, a expliqué dans son intervention qu'il est nécessaire que les sciences comprennent les lois de la nature et primordial qu'elles transmettent ces connaissances. Il semble, cependant, que les nouvelles technologies accentuent l'insécurité, tout spécialement dans le domaine des armements et de l'environnement. Bien que l'on ait assez de connaissances dans le monde pour surmonter la plupart des grands problèmes planétaires, dans la plupart des cas, les populations locales touchées sont incapables de les utiliser parce qu'elles n'en ont pas les moyens ou parce qu'il est impossible de les adapter à des milieux et à des contextes culturels différents. Il faudra, pour habiliter les gens à la base, investir plus dans l'éducation et dans les sciences afin de combler les fossés que crée l'inaptitude à absorber et à appliquer des connaissances.

Le dernier intervenant des groupes qui ont traité des questions de fond, M. Kurt Komarek, de l'Académie des sciences autrichienne, a posé la question pertinente suivante : les sciences et la technologie peuvent-elles garantir la sécurité humaine? Ce à quoi il a répondu clairement par la négative. Les sciences et la technologie ne pourraient qu'essayer d'améliorer ou de renforcer la sécurité, mais elles ne peuvent la garantir. Comme les scientifiques professionnels d'aujourd'hui ne vivent pas dans une tour d'ivoire, ils doivent donner des conseils scientifiques aux politiques. Cependant, ce sont ces derniers qui doivent prendre, sous leur propre responsabilité, les décisions en tant que telles. Lorsque qu'ils donnent des avis scientifiques, et autant que possible objectifs, aux politiques, les scientifiques doivent être autonomes. Autrement dit, ils ne doivent pas être dirigés ou influencés par les politiques, car les deux parties ne peuvent qu'y perdre, si le processus consultatif est faussé. M. Komarek a également souligné que les conflits et les malentendus entre les sciences et la politique découlent souvent d'une perception différente de l'horizon prévisionnel, autrement dit, du fait que les sciences ne peuvent jamais donner de certitude totale et que, comme toujours, il est difficile de prédire l'avenir. Toutefois, les politiques demandent surtout des avis immédiats, une certitude totale et des données fiables en ce qui concerne l'avenir. M. Komarek a tout particulièrement insisté sur le fait qu'il est très important que les jeunes scientifiques aient des contacts entre eux, notamment à l'échelle internationale, et qu'ils commencent leurs travaux dès que possible.

Dans la réunion de clôture, que présidait l'ambassadeur et ancien ministre des Affaires étrangères autrichien, M. Peter Jankowitsch, le président lui-même, le rapporteur et les participants ont tiré des conclusions et formulé des prévisions, tout en essayant d'émettre des recommandations à l'intention du Réseau de la sécurité humaine en ce qui concerne les nombreuses tâches qui l'attendent.

Quelques remarques personnelles sur le concept de sécurité humaine. Que reste-t-il?

Le concept de sécurité humaine constitue plus ou moins le suivi « officieux » des « sommets » de l'ONU, c'est-à-dire des conférences internationales des années 1990, époque où nous avons compris que nous entrions dans un « monde nouveau ». Malgré les grandes attentes suscitées par ces conférences, il n'est pas resté grand-chose en tête des priorités internationales à ce jour. Le seul et unique résultat positif de la catastrophe humaine provoquée par les horribles attentats de New York et Washington, le 11 septembre, sera peut-être d'avoir changé l'habituelle « aimable indifférence ». Pensez tout simplement à l'appel souvent utilisé et même stéréotypé de M. Maurice Strong, principal organisateur de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED), qui demandait que des changements structurels s'amorcent dans les années 1990. Et à la présidente de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, Mme Gro Harlem Brundtland, qui déclarait dans le rapport de la Commission, intitulé « Notre avenir à tous », que des mesures devaient être prises sans attendre ou, comme elle le disait : « MAINTENANT. »

On dirait que pas grand-chose n'a été accompli, si l'on pense au peu de progrès réalisés par rapport à la Convention sur les changements climatiques et au refus du Sénat américain de ratifier le Protocole de Kyoto. Le programme de la sécurité humaine est aussi, du moins semble-t-il, le programme des nombreuses personnes « concernées » (scientifiques, diplomates et politiques, fonctionnaires des organismes internationaux, etc.) qui ont compris que, plus nous progressons dans nos sociétés industrielles et technologiques, plus le monde devient technique ou « moderne » et, en même temps, très complexe à de nombreux égards sur le plan socio-économique, et plus il est vulnérable et dépendant.

Dans notre langage des relations internationales, nous rangeons ces phénomènes transnationaux assez nouveaux dans un domaine que nous appelons de « problèmes d'interdépendance ». Les États ne peuvent vraiment les résoudre seuls ou en groupes, même en coopérant. Cela signifie qu'ils doivent, avec d'autres acteurs de la scène internationale, coopérer beaucoup plus à l'avenir face aux menaces et aux risques toujours croissants auxquels tous les pays sont confrontés.

On ne peut plus nier que le système international s'est encore plus mondialisé[1]. Et il est impossible de revenir en arrière parce que le coût serait énorme sur le plan économique et politique. Cela signifie que nous devons vivre avec et essayer d'en accepter les nombreux défis. Comme nous le voyons pour l'instant, et dans un proche avenir, il nous faudra faire face à plus de déséquilibres et de contradictions dans les relations internationales, et les pays du Nord prendront, par conséquent, encore plus de responsabilités.

Pour autant que nous puissions tirer les premiers résultats et conséquences des attentats du 11 septembre 2001, ce drame a remis au tout premier plan de la scène internationale la politique et les États. Cependant, pour des raisons structurelles et à cause de la mondialisation en cours, l'État a perdu une partie au moins de son influence et de ses compétences, et il continuera d'en être ainsi. Seule une coopération entre les États et leurs représentants, les organisations internationales et la « société civile internationale » peut permettre de donner une place plus importante à une « politique commune » et de limiter les hybrides des dimensions économiques dans le système international. Car nous avons besoin de plus de régimes internationaux et régionaux, de plus d'ordre et, donc, de structures de gouvernance mondiale. Et nous devons reconnaître qu'il n'existe aucune stratégie concrète à ce jour pour mettre en œuvre le concept de « sécurité humaine » comme réponse pertinente aux problèmes d'insécurité croissants et aux peurs grandissantes des habitants de cette planète.

Donc, un dialogue plus structuré est nécessaire. Il faut d'abord un « processus » de débat plus visible qui permette d'élaborer des structures de gouvernance mondiale. Tout comme en matière écologique, il faut éviter les « solutions en aval » et trouver des solutions plus réelles, autrement dit, des mesures plus dynamiques (au sens des sciences humaines et sur la base de partenariats et de méthodes fonctionnelles) qui doivent être intégrées dans les dimensions scientifiques et politiques.

Recommandations et perspectives : le Réseau de la sécurité humaine devrait être l'initiateur d'idées novatrices

Le Réseau de la sécurité humaine est une sorte de reprise d'autres réseaux plus ou moins similaires qui existaient autrefois (conférences internationales de l'ONU dans les années 1990), où la plupart des problèmes d'interdépendance (qui sont en même temps des problèmes généraux de sécurité) étaient des enjeux internationaux importants ou essentiels. Ce réseau-ci devrait travailler en plus étroite collaboration avec d'autres réseaux et groupes d'intérêt internationaux partageant les mêmes préoccupations, car il est, ouvertement ou de façon latente, en concurrence avec eux, et certains de ces « réseaux et groupes d'intérêt », qui vont de réseaux sur les armes et les questions militaires à des réseaux plus exotiques ou ésotériques, sont certainement plus puissants et influents. À mon avis, mais je ne suis pas assez familier avec les détails du programme du Réseau de la sécurité mondiale pour donner une réponse précise, des liens plus étroits avec des groupes des cercles scientifiques ou de la société civile (internationale) qui se penchent sur des enjeux politiques importants relatifs au concept plus complexe de sécurité humaine, comme les groupes de défense des droits de la personne, les organismes de développement, les organismes à vocation environnementale, notamment, pourraient déboucher sur des coalitions efficaces et utiles (solides) sur une scène internationale où la concurrence est vive. L'idée est d'élargir la base des appuis, des groupes animés d'un même esprit et de partenaires et, par là-même, le Réseau de la sécurité humaine pourrait se faire mieux connaître et faire mieux accepter ses propositions de manière générale.

En bref, les groupes à approcher sont ceux qui s'intéressent généralement plus aux « causes profondes » qu'aux solutions miracles. Paradoxalement, ou en conséquence, après le 11 septembre, les enjeux semblent plus faciles à cerner qu'avant, et il serait avisé de la part du Réseau d'en tenir compte, car le temps presse.

Notes

[1] Un monde où presque tout a un lien avec tout ou, comme le disent Robert Keohane et Joseph Nye, un monde en état d'« interdépendance complexe », dans Power & Interdependence, New York, 1977.


 English


Mis à jour:
le 14 juin 2005
 
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