

ACDI/CIDA
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Réseau de la Sécurité Humaine
Déclaration en vue du Sommet de Nairobi sur un monde sans mines
Nous, membres du Réseau de la sécurité humaine, avons pris note des développements récents depuis la cinquième réunion des États parties à la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, en septembre 2003 en Thaïlande, notamment en ce qui a trait à la mobilisation des ressources, à la destruction des mines antipersonnel stockées et à l'universalisation de la Convention, et attendons avec impatience la tenue du Sommet de Nairobi sur un monde sans mines, première conférence d'examen historique de la Convention, prévu du 29 novembre au 3 décembre 2004 à Nairobi. Ce sommet marquera le cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention.
Tous les pays appartenant à notre réseau sont des États parties à la Convention. Nous sommes toujours aussi fermement déterminés à mettre fin aux ravages causés dans les populations par les mines antipersonnel, et à agir jusqu'à l'élimination complète de ces armes. Nous sommes conscients de l'importance que le Sommet de Nairobi revêt pour la Convention. Réunis aujourd'hui, les ministres des Affaires étrangères des pays membres du Réseau ont convenu de faire en sorte que leur pays soit représenté à Nairobi au plus haut niveau possible, et ils ont lancé un appel en faveur d'une participation de même calibre à la réunion de haut niveau du Réseau, à tous les États et à toutes les organisations internationales concernées.
À ce stade crucial, le Réseau se réjouit des grands progrès accomplis jusqu'à présent pour atteindre les objectifs humanitaires fondamentaux de la Convention et mettre définitivement fin à la tragédie humaine causée par les mines antipersonnel. Le fait que 143 États ont accepté d'être formellement liés aux obligations de la Convention, le retour à une utilisation sûre et productive de grandes superficies de terre, la destruction de plus de 37 millions de mines antipersonnel stockées et la diminution constante du nombre de nouvelles victimes montrent l'efficacité de la Convention.
Les membres du Réseau continuent de trouver encourageant le mouvement de ralliement sans précédent entrepris par la communauté internationale pour mettre fin aux ravages causés par les mines antipersonnel. Nous reconnaissons qu'il reste du travail à faire et réaffirmons, en tant qu'États membres, notre appui sans réserve à la promotion de la mise en oeuvre du Plan d'action pour la période de 2005 à 2009, qui sera adopté au Sommet de Nairobi en vue d'atteindre les objectifs de la Convention. Nous engageons tous les États et tous les acteurs concernés à emboîter le pas.
Le Réseau reconnaît par ailleurs que l'action contre les mines, facteur essentiel à l'accroissement de la sécurité humaine dans le monde, contribue également aux objectifs plus vastes de développement et de consolidation de la paix. C'est pourquoi, nous, ses membres, nous nous engageons à favoriser l'intégration de l'action antimines aux schémas, aux stratégies et aux plans de paix. Afin que la promesse faite aux survivants des mines antipersonnel dans la Convention soit tenue, nous nous engageons également à préconiser la mobilisation de moyens supplémentaires pour leur venir en aide et faciliter leur réintégration.
Le Réseau se réjouit de toutes les ratifications et signatures récentes de la Convention. Nous appelons tous les États qui ne l'ont pas encore fait, à adhérer à la Convention avant le Sommet de Nairobi et à assister à ce dernier à titre d'observateurs. Nous encourageons aussi les États qui ne seront pas en mesure d'adhérer à la Convention d'ici là à indiquer leur intention de la ratifier ou de la signer à ce moment-là. Nous encourageons en outre les États qui ne sont pas encore parties à la Convention à assister au Sommet à titre d'observateurs, afin de constater l'importance du caractère humanitaire universel du mouvement contre les mines antipersonnel.
Le Sommet de Nairobi marque le début d'une étape cruciale de la Convention : faire en sorte que soient tenues les promesses faites aux collectivités et à leurs membres vivant dans des régions minées. Dans ce but, nous prenons l'engagement de continuer à renforcer et, à terme, à rendre universelle la norme internationale contre les mines antipersonnel, et à faire notre part du travail pour faire disparaître définitivement ces armes monstrueuses de la surface de la terre.
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