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Le Réseau de la Sécurité HumaineDeuxième Réunion MinistérielleLucerne, 11-12 May 2000Résumé du PrésidentA l’invitation du Chancellier Fédéral Joseph Deiss, Chef du Département Fédéral des Affaires Etrangères, la seconde Réunion Ministérielle du Réseau de la Sécurité Humaine s’est tenue a Luzerne, en Suiss, les 11 et 12 Mai 2000. Les Ministres et les représentants des gouvernements de l’Autriche, du Canada, du Chili, de la Grèce, de l’Irlande, de la Jordanie, du Mali, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Slovénie, de la Thaïlande et de la Suisse y ont participé. L’Afrique de Sud était présente en tant qu’observateur. En prenant en compte la situation actuelle en Sierra Leone, les Ministres et les représentants ont adopté une resolution, delivrée en même temps que ce document. Le représentant special du Secrétaire Général pour les personnes déplacées à l’intérieur de leurs frontières, Francis Deng, a délivré un discours dynamique le premier jour de la réunion. Dans sa declaration, il a souligné la gravité du problème des personnes déplacées à l’intérieur de leurs frontières et a appelé à une action internationale. Il a également fait reference aux Principes Directeurs sur le Déplacement Intérieur et a mis l’accent sur le fait que la sécurité fournit une alliance à la fois pour le sens normatif donné à la souveraîneté en tant responsabilité et une base pour tenir les gouvernements responsables et fournir aux personnes la protection et l’assistance internationales. Le premier jour, les Ministres et représentants du Réseau de la Sécurité Humaine ont été rejoints par les représentants du CICR et de la Croix Rouge et des Sociétés du Croissant rouge, et également par des experts de la société civile, dans une réunion ouverte centrée sur deux sujets: le défi pose par la prolifération et l’abus des armes légères, et le role des acteurs non-étatiques pour promouvoir la sécurité humaine. Le deuxième jour, les Ministres et représentants se sont rencontrés dans une session fermée pour discuter des problèmes urgents dans le domaine de la sécurité humaine et des moyens possibles pour les gouvernements du Réseau de la Sécurité Himaine de travailler ensemble pour les affronter en tant que communauté d’Etats à la pensée similaire. Un engagement pour la Sécurité HumaineLes Ministres et les représentants du Réseau de la Sécurité Humaine ont réafirmé leur engagement pour renforcer la sécurité humaine dans une vision de créer un monde plus humain où les peresonnes pourront vivre dans la sécurité et la dignité, à l’abri du besoin et de la peur, et avec des opportunités égales afin de developer leur potentiel humain au maximum. Dans la poursuite de cette vision, les membres du Réseau se sont engagés à travailler ensemble et individuellement afin de combattre la pauvreté et afin de contribuer au développement humain durable. Ils se sont engagés en particular à travailler pour améliorer le bien-être de toutes les personne grâce à une croissance soutenue et variée des revenus. Cette croissance nécessite, entre autres, un investissement dans le domaine et de la santé et de l’éducation. Les Ministres et les représentants ont entrepris de promouvoir le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, et de renforcer le rôle du Droit et de la bonne gouvernance. Ils ont reconnu le besoin d’encourager une culture de paix, ce qui inclut la resolution pacifique des conflits, le contrôle des instruments de violence et la fin de la l’impunité pour les cas de violation des droits des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Les ministres et les représentants ont reconnu que les menaces qui pèsent sur la sécurité humaine sont différentes d’une region du monde à l’autre, de même que les resources disponisbles pour faire face à ces menaces. Les gouvernements du Réseau travailleraient pour construire, à travers le temps, un consensus croissant sur la sécurité humaine au niveau global, et, en même temps, feraient la promotion d’approches régionales et de cadres flexibles pour la coopération. Ils ont souligné l’importance d’une approche englobante and transparente. La coopération internationale parmi des Etats à la pensée similaire est essentielle pour construire la sécurité humaine. Pour cette raison, les Ministres et les représentants ont proposé que le Réseau approfondisse ses contacts informels avec les Etats et les ONGs intéressés et fasse la promotion d’une prochaine consideration prolongée sur les thèmes liés à la sécurité humaine dans des forums régionaux et internationaux, en particulier aux Nations-Unies et également dans le cadres des institutions financières internationales. Ainsi, ils ont pleinement reconnu que réunir des ressources de toutes les sources – gouvernements, secteur privé et société civile -- est crucial pour leurs efforts collectifs and coordonnés en vue d’atteindre le bien-être et la sécurité de toutes les personnes. En partenariat avec les ONGs Les Ministres et les représentants ont souligné le rôle crucial des ONGs en tant que partenaires non étatiques clés pour le développement, la defense, la construction et la mise en pratique de la sécurité humaine. Ils ont reconnu l’expertise inévaluable, l’énergie et l’engagement des ONGs pour progresser dans une variété de thèmes clés concernant la sécurité des personnes – des armes légères aux enfants affectés par les conflits, aux mines terrestres, et à la promotion de la Cour Pénale Internationale. En reconnaissant ces contributions, ils ont entrepris de travailler dans le cadre national et dans les forums internationaux pour promouvoir un engagement, une implication, et une transparente plus importants entre les gouvernements et la société civile sur les thèmes touchant à la sécurité humaine. En soutien au Rapport du Millenium des Nations Unies Les Ministres et les représentants ont accueilli le Rapport du Millenium du Secrétaire Général "Nous les personnes: le rôle des Natons Unies au Xxième siècle". Ce rapport met en valeur le fait que notre défi central à tous est d’assurer que la globalisation devienne une force positive pour toutes les personnes du monde. Il a donc souligné le besoin, pour les gouvernements, de modifier leur manière de penser et d’agir afin de "mettre les personnes au center de tout ce que nous faisons". Les Ministres et les représentants ont approuvé cette vision et ont entrepris, en tant que communauté, de faire la critique de ce rapport afin de determiner comment ils pourraient agir de la manière la plus effective afin d’appuyer et de mettre en application ces recommendations. Les Ministres et les représentants ont également remarqué le progrès important obtenu grâce à l’adoption du Rapport sur la Protection des Populations Civiless du Secrétaire Général des Nations Unies. Ils considèrent ce rapport comme un point de référence globale et un cadre pour l’action qui donnera une priorité nouvelle à la protection et à la sécurité des personnes en temps de conflit armé. Mener une action: "Avancer la Sécurité pour les Personnes"A Luzerne, les Ministres et les représentants du Réseau de la Sécurité Humaine ont souligné le besoin d’action concrète afin de soutenir l’ordre du jour sur la Sécurité Humaine. Les Résumés des discussions sur les thèmes suivants sont joints en annexe à ce document: - Les armes légères et la Conférence 2001 - Le rôle des acteurs non-étatiques et la sécurité humaine. En addition à ces deux sujets principaux, ils ont discuté d’initiatives sur les thèmes suivants: Citoyenneté globale Les ministres et les représentants ont pris en consideration de nouveaux partenariats pour promouvoir la sécurité humaine. Ils ont souligné en particulier le role du secteur privé – des multinationales aux PME – afin augmenter la valeur de la bonne "citoyenneté globale" en tant que voie pour promouvoir la sécurité humaine. Les Ministres et les représentants ont reconnu l’importante contribution faite par le Secrétaire Général des Nations Unies dans la presentation de l’initiative "Convention Globale". Ils ont entrepris de promouvoir un échange de vues sur cet effort, de même que sur les resultats du travail au sein de l’OCDE et dans d’autres instances concernant le développement de cadres d’engagement et de coopération avec le secteur privé. Les Enfants Affectés par les Conflits Les Ministres et les représentants ont souligné la tragédie et les cas extrêmes des enfants affectés par les conflits armés et ont mis l’accent sur la nécessité de répondre ce défi d’une manière globale. Ils ont accueilli l’accord sur le texte d’un Protocole Optionnel à la Convention sur les Droits de l’Enfant concernant la Participation des Entants dans les Conflits Armés. Les Ministres et les Représentants ont plaidé pour la préparation immediate de leurs gouvernements afin d’(i) adhérer formellement au Protocole Optionnel aussitôt qu’il sera ouvert à signature à la prochaine session spéciale de l’Assemblée Générale, du 5 au 9 Juin 2000 à New York; (ii) entreprendre tous les efforts nécessaires afin d’assurer une rapide ratification au niveau national, sans réserves, et une mise en oeuvre, en incluant la mise en place des standards les plus élevés concernant le recrutement volontaire et les garde-fous necessaires, et (iii) travailler ensemble en tant que communauté afin de promouvoir l’entrée en vigueur précoce du Protocole et son universalisation. De la même manière, ils ont reconnu que l’adoption de normes internationales nouvelles et renforcées est seulement une partie d’un plus large effort nécessaire afin de s’occuper des besoins complexes des enfants affectés par les conflits. Ils ont reconnu que leurs gouvernements, en travaillant en coopération avec les organisations régionales et internationales et avec la société civile ont besoin d’agir en concert afin de promouvoir une série d’autres mesures, liées entre elles telles que le contrôle et l’action en situation de conflits et de conflits se développant, et la prévention contre le recrutement des enfants, leur désarmement, leur demobilisation et les efforts de réintegration; les programmes de réhabilitation, conseil, éducation, emploi et santé et, en général, le respect pour les droits de l’enfant. Ils ont fait remarqué l’importance de l’action régionale pour soutenir cet ordre du jour et la réunion récente des Ministres de l’Afrique de l’Ouest au Ghana, la venue de la Conférence Régionale Asie-Pacifique sur l’utilisation des Enfants dans les Conflits Armés, au Népal, et le Séminaire de l’OSCE sur les Enfants et les Conflits Armés. La Cour Pénale Internationale Les Ministres et les représentants se sont mis d’accord sur le fait que mettre fin à la culture de l’impunité constitue un élément clé de l’ordre du jour de la sécurité humaine. L’établissement de la Cour Pénale Internationale a donc été considérée comme un objectif prioritaire par les gouvernements du Réseau. Ils sont tombés d’accord pour travailler activement ensemble et pour promouvoir, de manière nationale, la création d’un Cour Pénale Internationale indépendante et effective en: encourageant une ratification répandue du Statut ICC afin, à la fois, de mettre en application le Statut et de donner à la Cour une juridiction étandue ; en travaillant activement au sein de la Commission Préparatoire au ICC afin de developper des instruments techniques qui assureraient d’une institution credible, en encourageant donc des adhérents supplémentaires; en encourageant les Etats qui n’ont pas encore signé le Statut ICC à le faire, et en se montrant d’accord pour promouvoir et participer à des activités qui contribuent au partage d’expertise sur la mise en oeuvre des obligations du Statut ICC. La Protection des Populations Civiles en Cas de Conflits Les Ministres et les représentants ont reconnu l’importance de maintenir une attention et une action internationales sur la protection des populations civiles dans les conflits armés. En se fondant sur les efforts lancés lors de leur réunion précédente, ils se sont mis d’accord pour continuer à faire cause commune pour promouvoir une protection légale et physique des populations civiles des conflits armés en : - Engageant leur soutien total et en participant activement au suivi des recommendations du Secrétaire Général dans son rapport sur la Protection des Populations Civiles pendant les Conflits Armés dans le cadre et à l’extérieur des Nations Unies, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre de mesures spécifiques destinés à augmenter la protection des civils. - Encourageant la ratification et l’adhésion aux instruments majeurs du Droit International Humanitaire, des Droits de l’Homme et du Droit des Réfugiés ; en faisant le suivi de leur mise en application et en aidant à construire la capacité legale au niveau national des Etats, grâce à une assistance technique qui leur permettra de mettre pleinement en œuvre ces instruments et d’encourager les Etats à poursuivre les personnes responsables de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ; - En promouvant les efforts afin d’augmenter la protection et l’assistance aux personnes déplacées à l’intérieur de leur frontières ou d’autres populations affectées par la guerre, et, à cet égard, en remarquant l’utilisation croissante et positive des Principes Directeurs sur le Déplacement à l’Interieur des Frontières par beaucoup d’organisations sur le terrain dans des situations de conflit armé. - En travaillant ensemble pour soutenir et encourager la formation aux Droits de l’Homme pour le personnel participant à des opérations de pays ou d’autres activités sur le terrain - En faisant la promotion et en soutenant les efforts au sein des Nations Unies et dans d’autres forums afin d’augmenter l’efficacité et l’effectivité des régimes de sanction, avec une attention particulière à leur impact humanitaire, en prenant note des efforts à l’intérieur du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin d’atteindre ce but et en exprimant un soutien pour le groupe de travail établi récemment dont la tâche est d’examiner les régimes de sanction. Action contre les Mines Anti-Personnelles Les Ministres et les Représentants ont exprimé leur volonté de continuer à promouvoir l’universalisation et la ratification de la Convention sur l’Interdiction des Mines, en particulier au niveau regional et sub-regional. Ils ont encouragé les Etats à participer au Comité d’Experts Permanent Intersession avec la vision d’assurer un progrès systématique dans la mise en œuvre des engagements de la Convention et une deuxième réunion réussie des Etats Parties en Septembre prochain à Genève. Le besoin d’une coordination étroite et d’explorer de nouvelles opportunités pour une action commune a été souligné au regard de mesures préventives incluant la destruction des stocks. Le Réseau continuera d’augmenter le partage d’informations au sein du partenariat entre les Etats et également avec les ONGs. Les Ministres et les Représentants ont accueilli le Cadre Stratégique pour l’Assistance aux Victimes de Mines qui a été lancé à Maputo lors de la Première Réunion des Etats Parties à la Convention sur l’Interdiction des Mines. Le Cadre Stratégique est un concept global et intégré d’assistance aux victimes, qui fournit de l’aide aux victimes des mines dans un contexte plus large de protection de l’individu et de la communauté, et qui s’attaque aux aspects politiques, socio-économiques et sécuritaires de la reconstruction et du développement post-conflit. Les Ministres et les Représentants ont souligné le besoin de développer de manière plus approfondie ce concept et ont recommendé d’inclure l’assistance aux victimes et la prévention de la violence dans l’ordre du jour de la sécurité humaine. L’Education aux Droits de l’Homme Les Ministres et les Représentants ont reconnu que la majorité des menaces à la sécurité humaine révèlent une dimension directe ou indirecte liée aux Droits de l’Homme. Ainsi, l’éducation et la formation aux Droits de l’Homme constituent une importante voie afin de renforcer la sécurité humaine. La connaissance et la compréhension des droits de l’homme, des normes humanitaires et des principes par de larges secteurs de la société constituent des objectifs centraux d’une stratégie globale afin d’atteindre une sécurité humaine durable. Les Ministres et les Représentants se sont mis d’accord pour travailler ensemble avec la vision de promouvoir un leadership politique afin de renforcer la sécurité humaine à travers l’éducation aux droits de l’homme et l’apprentissage, au niveau national, regional, et global, en prenant en compte les opportunités offertes par l’actuel Décennie des Nations Unies sur l’Education aux Droits de l’Homme. En vue de cet objectif, ils se sont mis d’accord pour coopérer étroitement dans le domaine de l’éducation et la formation aux droits de l’homme afin d’encourager la coopération parmi les institutions nationales, les ONGs, et les points centraux concernant l’education et la formation aux droits de l’homme. La Prévention des Conflits La Prévention des Conflits constitue le meilleur moyen pour empêcher la détérioration de la sécurité humaine. La Prévention des Conflits requière de s’attaquer aux causes les plus profondes des conflits, telles que la pauvreté, la dégradation de l’environnement et le manque de ressources économiques. Guidés par cette approche, les Ministres et les représentants se sont mis d’accord sur le fait que créer un environement favorable concernant la prévention des conflits et la promotion de la sécurité humaine et des programmes avec des filets de sécurité a besoin d’être reformulé et mis en application en tant que stratégie préventive de premier plan. La construction de filets de sécurité au niveau social, à travers entre autres, le travail à son propre compte, l’education et les services de sante, donnerait l’assurance que les pays sont bien equipés avec de nécessaires instruments sociaux afin de prévenir les conflits et les crises, et de répondre aux conflits et aux crises et de les gérer et d’une manière effective, opportune et durable. Les Ministres et les Représentants ont également souligné l’importance du développement des resources humaines dans l’augmentation de la sécurité humaine. Ils se sont mis d’accord pour examiner les voies possibles et les moyens pour coordoner ces efforts dans leur assistance à des sociétés en situation de conflits ou de sociétés sujettes à conflits en ce qui concerne le développement de ressources humaines en tant que stratégies de prévention. Ils ont aussi mis en valeur le rôle important du développement des ressources humaines dans les sociétés en conflit ou en crise ou en situation de post-conflit ou post crises et à cet égard ils assureront la coordination de leurs efforts Prochaines EtapesLes Ministres et les Représentants ont accueilli l’offre de la Jordanie d’être l’hôte de la Troisième Réunion Ministérielle à Amman, en 2001. Les Ministres et les Représentants ont décidé de tenir des réunions inter-session concernant les points suivants : citoyenneté globale (Canada), coopération avec les organisations humanitaires et les ONGs afin de discuter des cadres de discussion avec les groupes armés (Suisse). Evénements à venir et projets L’atelier international sur la Sécurité Humaine et l’Education aux Droits de l’Homme se tiendra à Graz, Autriche, du 30 juin au 1er juillet 2000. La Conférence Internationale sur les Enfants Affectés par la Guerre se tiendra à Winnipeg, Canada, du 13 au 17 Septembre 2000. Dans ce contexte, le Canada a fait circuler un plan d’action en six points sur les enfants affectés par les conflits, et a invité les partenaires du Réseau à presenter leurs vues. Un forum d’apprentissage sur les Relations de Genre dans les Transitions Post-Conflit est prévu de se tenir à Oslo, en Norvège, en Octobre ou Décembre 2000, co-sponsorisé par la Norvège, le Canada et la Suisse. La Jordanie a présenté un projet pour réaliser un Centre sur la Sécurité Humaine et la Gestion des Conflits à Ammam, en coopération avec le Canada, la Norvège et la Suisse. L’objectif de ce centre est de promouvoir une culture de paix, un respect de la pluralité et des droits de l’homme, de promouvoir le débat politique et intellectuel sur la paix et la résolution pacitifique des conflits et d’identifier les problèmes humanitaires et le trouble potentiel venant du développement socio-économique, du partage de ressource et des problèmes liés à l’environnement qui peuvent menacer la qualité de vie des personnes. Le Centre sera une organisation indépendante, non-gouvernementale, à but non lucratif et travaillera étroitement avec les pays et les individus de la région afin d’accomplir ces objectifs. Avec optimisme, le Centre entrera en fonctionnement avant la Troisième Réunion Ministérielle en Jordanie. La Grèce a présenté l’iniatiative « Trêve Olympique » (Athènes 2004) en tant qu’opportunité globale pour mettre en œuvre l’ordre du jour de la securité humaine par des moyens provenant d’une des plus anciennes traditions de réalisation de la paix. Les Pays-Bas ont présenté une proposition afin d’établir une base de donnée interactive sur les groupes armés non-étatiques, et afin de faciliter l’échange d’information, les leçons tirées et une meilleure pratique dans les discussions avec de tels groupes armés. Les Pays Bas et la Suisse ont offert de prendre l’initiative dans la conduite d’une étude de faisabilité afin d’explorer les possibilités d’établir une base de données de ce tyep, dont les résultats seront présentés à la Troisième Réunion Ministérielle à Ammam. Annexe 1
Les Armes légères et la Conférence 2001En tant qu'un des deux principaux sujets, les Ministres et les représentants du Réseau de la Sécurité Humaine ont discuté du problème de la prolifération et de l'abus des armes légères. Ils ont reconnu que le Réseau de la Sécurité Humaine était en bonne position pour examiner et souligner la série de questions complexes et globales qui doivent être traitées si la communauté globale souhaite effectivement traiter le problème des armes légères. Les Ministres et les représentants ont souligné leur préoccupation continue concernant la prolifération et l'abus des armes légères. Comme le Secrétaire Général des Nations Unies le décrit dans son Rapport du Millenium, les armes légères sont un problème concernant " … les droits de l'homme et le développement. La prolifération des armes légères soutient et exacerbe les conflits armés. Elle met en danger les personnes qui travaillent pour la paix et les travailleurs de l'humanitaire. Il mine le respect pour le Droit International Humanitaire. Il menace des gouvernements légitimes mais faibles et il bénéficie aux terroristes et au crime organisé ". Afin de répondre efficacement aux défis divers et interconnectés posés par la prolifération et l'abus des armes légères, les Ministres et les représentants ont exhorté la communauté internationale à adopter une approche globale et coordonnée. Dans ce contexte, ils ont souligné que l'apport d'une perspective de sécurité humaine au défi de la prolifération des armes légères attirait l'attention sur des problèmes centraux tels que l'impact des conditions économiques de sous développement et des inégalités sociales, des économies de guerre et des traffics de drogues et des ressources naturelles, des enfants affectés par les conflits et des problèmes de gouvernance tels que la réforme du secteur de la sécurité, la violation des droits de l'homme et la corruption. Des facteurs tels que ceux-ci créent et nourrissent les conditions d'insécurité et de peur qui sous-tendent la demande continue d'armes et doivent être pris en considération. Les Ministres et les représentants on souligné que des efforts soutenus et complémentaires sont requis à differents niveaux - local, national, regional et international -- et que la cooperation et la coordination entre et à l'intérieur des Etats, des organisations internationales, des corps régionaux, et la société civile sont nécessaires. Les Ministres et les représentants croient fermement qu'il est essential d'assurer que les experts non gouvernementaux et les représentants des groupes concernés dans la société civile participent de manière étroite dans tout le processus de la Conférence 2001, afin que leur expérience et leurs propositions puissent être entendues et prises en considération. Les Ministres et les Représentants on été encouragés par différentes initiatives et programmes régionaux dans le domaine des armes légères, tels que le Programme Régional Sud Africain sur les Armes Légères et le Commerce Illicite, le Moratoire de la CEDEAO et le PCASED, l'initiative Est-Africaine pour la région de la Corne de l'Afrique et des Grands Lacs, l'Action Conjointe de l'UE, le travail au sein de l'OAS, l'OAU, l'EAPC, le Pacte de Stabilité pour le Sud Est de l'Europe, et l'ARD, de même que des initiatives menées par les ONGs et la société civile. Ils ont reconnu l'importance des initiatives régionales en tant qu'initiatives fondatrices pour une action internationale. Les Ministres et les représentants ont remarqué que leur discussion à Lucerne avait lieu à un moment particulièrement important alors que la communauté internationale se prépare en vue d'une Conférence majeure des Nations Unies sur le Commerce Illicite des Armes Légères dans tous leurs Aspects, qui doit prendre place en 2001. Ils se sont mis d'accord sur le fait que cette Conférence devait être un point central pour renforcer et développer les efforts internationaux en vue de prévenir et de réduire la prolifération et l'abus de armes légères. Ils ont affirmé leur fort engagement pour travailler afin de garantir une conférence et un travail de suivi réussis. Les Ministres et les représentants se sont mis d'accord sur le fait que le principal objectif de la Conférence 2001 devait être d'établir une plan d'action internationale pour prévenir et réduire l'accumulation excessive et déstabilisante et l'expansion des armes légères et pour combattre le commerce illicite de telles armes, dans la mesure où le commerce licite et illicite sont souvent liés. Le plan d'action devrait inclure des mécanismes de suivi afin de promouvoir sa mise en application et son développement futur, et d'assurer une coordination constante entre les régions. Les Ministres et les représentants ont remarqué les discussions à la première session du comité preparatoire de la Conférence 2001 et on noté que la deuxième session aura lieu en Janvier 2001 à New York. Ils ont mis en valeur leur engagement de travailler ensemble et individuellement, afin d'assurer que la période entre les deux sessions preparatoires soit utilisée le mieux possible afin de progresser dans le travail pratique et de construire une volonté politique et un consenus global nécessaires à une Conférence 2001 réussie. Les Ministres et les représentants ont promis leur soutien au Comité Préparatoire de la Présidence dans ses efforts pour prendre en charge un processus de consultation global et substantiel dans l'avancée vers la deuxième session de la PrepCOm et la Conférence 2001 elle-même. Ils ont souligné que, pour assurer que le problème du commerce illicite des armes légères soit considéré " dans tous ses aspects ", la menace significative que posent les armes légères à la sécurité humaine a besoin d'être prise en compte entièrement. Ils se sont mis d'accord pour rechercher des voies afin de promouvoir et d'encourager tout le travail preparatoire inter-session nécessaire. Des discussions substantives en vue de la Conférence 2001 pourraient être fondées utilement autour d'une série de de thèmes liés qui devraient être considérés dans le plan d'action internationale. Par exemple, les thèmes suivants pourraient être utilisés :
Guidés par ces thèmes, les Ministres et les représentants se sont mis d'accord sur le fait qu'une considération et un soutien doivent être donnés, lorsqu'approprié, à la création de programmes qui offrent de l'assistance aux pays dans la mise en œuvre de stratégies nationales et dans la contribution à des action régionales et internationales. Les Ministres et les représentants se sont également mis d'accord sur le fait que les membres du Réseau partageraient des informations sur les activités liées à leur travail sur les différents thèmes cités ci-dessus, et liés à leur préparation générale et à leurs contributions pour la Conférence 2001. A cet égard, une référence a été faite au groupe de travail récemment établi à Genève, qui inclut les membres du Réseau. Des discussions substantielles en vue de la Conférence 2001 doivent prendre en compte de manière appropriée les initiatives régionales et les initiatives de travail prenant place dans les forums internationaux. De telles discussions devraient, par exemple, être un complément pour et renforcer mutuellement le travail fait à Vienne afin d'élaborer un protocole sur les armes à feu en tant que partie des négociations pour une convention des Nations Unies contre le crime organisé transnational. Afin de souligner la menace significative sur la sécurité humaine posée par les armes légères, et en tant que contribution au processus préparatiore de la Conférence 2001, un copie de ce Résumé du Président sera soumise au Président du Comité Préparatiore de la Conférence 2001. Annexe 2
Les Acteurs Non-Gouvernementaux et la Sécurité HumaineLes Ministres et les représentants du Réseau de la Sécurité Humaine ont discuté des rôles des acteurs non-gouvernementaux dans la construction de la sécurité humaine, en reconnaissant que, dans le monde d'aujourd'hui, en particulier dans les situations de conflit armés, les Etats ne sont pas les seuls acteurs ayant une influence et une responsabilité importante dans le renforcement de la protection et de la sécurité des personnes. En reconnaissant que le terme d'Acteurs Non Gouvernementaux englobe un groupe d'acteurs très divers - des ONGs et des organisations humanitaires au secteur privé et aux groupes armés - les gouvernements du Réseau se sont mis d'accord sur le fait que ces acteurs peuvent avoir un impact essentiel et exercer une influence considérable dans l'avancement vers la sécurité humaine. Les ministres et les représentants ont porté une attention particulière au rôle des acteurs armés, dont les activités ont très souvent une influence très directe sur la sécurité humaine. Une inquiétude profonde a été exprimée concernant le nombre croissant de violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme dans des situations de conflit armé. Les Ministres et les représentants ont souligné que la sécurité des populations affectées, les travailleurs de l'humanitaire inclus, serait améliorée dans une large mesure si toutes les parties, en y incluant les groupes armés, faisaient la promotion du respect de la loi et des principes internationaux existants. Il fut reaffirmé que les règles de base de l'Article Commun 3 de la Convention de Genève sont applicables, et que les droits de l'homme doivent être respectés dans toutes les circonstances. Les Ministres et les représentants on exprimé leur soutien pour l'établissement d'une base de donnée interactive sur les groupes armés à travers le monde, contenant des informations sur, entre autres, leur histoire et leur contexte, leurs objectifs, leadership, base politique, capacités militaires, structures de commandement, financement, traces de coopération avec les organisations humanitaires, le respect des droits de l'homme et du droit humanitaire, et d'autres informations utiles, et d'autre part un site internet sur lequel des informations mises à jour sur les groupes armés pourraient être échangées afin de servir aux organisations humanitaires, aux corporations et à d'autres acteurs. Les Ministres et les représentants ont invité les gouvernements et les ONGs à contribuer à la publication d'un tel manuel et à l'établissement d'un site internet avec un soutien financier, informatif et matériel et avec d'autres moyens. Les Ministres et les représentants ont remarqué que les organisations humanitaires et les ONGs voient leurs opérations défiées de manière croissante, entravées et parfois tronquées suite aux actions souvent violentes des groupes armés. Afin d'assurer l'efficacité des opérations humanitaires, et afin d'améliorer la sécurité des populations, ces organisations sont à la recherche de voies afin d'engager de tels groupes armés à respecter le droit international humanitaire et les droits de l'homme. Afin de soutenir leurs efforts, les Ministres et les représentants ont recommendé que les gouvernements du Réseau travaillent ensemble avec les organisations humanitaires et les institutions compétentes afin d'échanger les leçons apprises et d'en faire la critique, et de développer des stratégies efficaces et pratiques de rencontres avec les groupes armés, au service d'objectifs de sécurité humaine. De plus, reconnaissant l'importance de développer des outils de politique stratégique afin d'influencer le comportement des acteurs non-étatiques, les groupes armés inclus, les Ministres et les représentants ont pris note du récent rapport du Comité de Nations Unies sur les Sanctions contre l'Angola, et se sont mis d'accord pour soutenir les efforts des Nations Unies afin d'augmenter l'efficacité et l'effectivité des régimes de sanction, en incluant eux qui se préocuppent des activités des acteurs non-étatiques. Les Ministres et les représentants ont examiné le rôle d'autres acteurs non étatiques, tels que le secteur privé. Ils ont convenu que le secteur privé peut contribuer à promouvoir la sécurité humaine et la stabilité dans les zones de conflit. Il y a eu accord sur le fait que le Réseau de la Sécurité Humaine ferait la promotion, ensemble et sur une base nationale, d'un dialogue entre le secteur privé, les organisations humanitaires, et les gouvernements intéressés, afin d'améliorer la compréhension et les options pratiques concernant la manière dont le secteur privé peut contribuer à la prévention des conflits et des crises et d'améliorer le bien-être et la sécurité des personnes. Les Ministres et les représentants ont souligné les responsabilités importantes des Etats en vue de respecter, protéger et promouvoir le droit international humanitaire et les droits de l'homme, d'assurer une bonne gouvernance, et de travailler en partenariat avec la société civile afin d'assurer à la fois un progrès et une responsabilité concernant ces aspects. Les Ministres et les représentants ont reconnu que le problème des acteurs non-étatiques méritait des discussions futures au sein du réseau de la sécurité humaine. |
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Mis à jour: le 14 juin 2005 |
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